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dimanche 16 novembre 2008

Citation du Jour #2

"Handsomely ugly at best, I compensated with something that some might call style".
Well, well.
Ecrivez une double page sur ce sujet là. Mettez le classeur au milieu de la table, sinon votre voisin, bah il va copier sur vous. C'est comme ça les voisins, c'est un peu con, un peu curieux, un peu énervant. Même qu'on aurait un plus grand jardin s'ils n'existaient pas.
Bref tout ça pour dire que la citation du jour a été écrite par mon auteur fétiche du moment, Joey Goebel, dans son livre "Torture the artist".
J'aimerais bien élever le débat, le rendre transcendant en disant par exemple: alors si on suit cette logique, les gens moches se doivent d'avoir du style. Les gens stylés sont-ils moches sans leurs habits? Est-ce que ces gens là se douchent habillés? Est-ce que les plages naturistes sont bondées de gens vraiment très beaux?
Est-ce que le fait que je dépense le PIB de trois pays en voie de développement à chaque fois que je fais du shopping fait de moi quelqu'un de laid ou bien l'étais-je déjà auparavant? Tant de questions qui resteront sans réponses. Pour ne pas vous frustrer je vais vous donner la réponse à la question:
Mais sinon Gourelle, quel genre de lait tu bois?
Je n'aime pas le lait entier.

mardi 15 juillet 2008

Livre du jour #2


Il y a des phrases liminaires qui vous marquent plus que d'autres. Celle du livre dont je vous parle aujourd'hui est certainement la plus cool que j'ai lue depuis un petit moment. Et si certains se laissent convaincre par une quatrième de couverture alléchante, pour moi, la première phrase est l'argument qui pèse le plus (si on oublie la beauté de la première de couverture, car oui, je suis une greluche). Ici, la phrase en question, écrite par le génial Joey Goebel dans son premier roman, The Anomalies, donne en version originale: "It wasn't easy simultaneously mending six billion broken hearts, but I managed" . Pour des raisons évidentes d'élitisme, nous ne traduirons pas cette phrase. Bon, la quatrième de couverture était sympathique aussi, je dois bien l'avouer:
"Luster (vocals) wants to be a rock star despite living in the ghetto with his crack-dealing brothers. Eighty-year-old Opal (guitar) is a sex-crazed party machine who has no intention of going into a home just yet. Ember (bass) loathes the world and wants to destroy it, although she's only eight. Iraqi Ray (keyboards) loves America and all of its inhabitants even though he's fought them in the Gulf War. And beautiful Aurora (drums), preacher's daughter and ex-stripper, hates the fact that her wheelchair doesn't stop men objectifying her."
Alors, bien sûr, j'ai acheté, j'ai lu ça en un jour et demi, environ. C'était trop court, et je me dis heureusement que Joey (kikoo Joey) a écrit d'autres livres que je me dois d'acheter et d'aimer tout autant. The Anomalies est drôlement bien écrit. Le ton est drôle, cynique mais plein de réalisme. En même temps cynisme et réalisme sont des synonymes, n'est-ce pas?
En tout cas sur la couverture, il y a écrit: The Anomalies is the freshest novel so far of the twenty-first century. Certes, cette critique a été formulée en 2003, et le siècle n'était pas bien entamé mais j'ai envie de dire que je suis assez d'accord, pour le moment. C'est assez réjouissant bien que pas joyeux pour deux boyards. Bon, vous le lisez, on en reparle autour d'un café (sans sucre, mais avec une touillette).

Sincerly yours. G.O.U.R.E.L.L.E.